LES AMIS DE LA TERRE

Stop à l’huile de palme dans nos carburants

À propos de l’association

Les Amis de la Terre France font partie du réseau international Friends of the Earth, qui réunit plus de 2 millions de personnes à travers 75 pays, et qui oeuvrent ensemble à la construction de sociétés plus justes et plus soutenables.

Résumé du projet

L’extension des plantations de palmier à huile est une cause majeure de déforestation en Asie du Sud-Est, et donc d’émissions de gaz à effet de serre. Alors que la consommation d’huile de palme dans l’alimentation diminue, elle explose depuis 2010, en tant que « biocarburant ». A l’origine de ce boom, une rupture technologique qui permet de fluidifier l’huile de palme et d’en incorporer de grandes quantités avec les carburants classiques. Si nous n’agissons pas ce phénomène pourrait s’accélerer avec l’ouverture de la méga « bioraffinerie » de Total, à La Mède : à elle seule, cette « bioraffinerie » doublerait la consommation française d’huile de palme ! 

Notre stratégie s’articule autour de 3 axes :

  • Animer un plaidoyer pour faire interdire l’utilisation d’huile de palme comme « biocarburant » Sous la pression de la société civile, les pouvoirs publics sont en train de revenir en arrière sur leur soutien aux « biocarburants » dits de « première génération ». L’huile de palme, en particulier est sur la sellette car son impact sur le climat serait trois fois pire que le gazole. Début 2018, le Parlement Européen, puis le Conseil des Ministres, examineront la révision de cette directive, et l’exclusion de l’huile de palme est un enjeu majeur. L’Indonésie et la Malaisie ont déjà envoyé des délégations pour commencer le travail de « lobbying »
  • Fermer les débouchés en faisant des distributeurs de carburants des alliés pour réussir à convaincre les députés européens, et donner de la marge de manœuvre à notre Ministre de l’Ecologie, nous voulons faire bouger les lignes et obtenir le soutien volontaire des distributeurs de carburants. Aujourd’hui 60 % de la commercialisation des carburants passe par le réseau des grandes et moyennes surface de distribution : nous avons engagé un dialogue constructif avec ces distributeurs, et deux enseignes (Leclerc et Systèmes U) se sont déjà engagées à ne plus/pas commercialiser de carburants à base d’huile de palme. Nous devons maintenant obtenir l’engagement de l’ensemble des distributeurs et nous travaillons à une communication publique interpellant le Ministre de l’Ecologie pour lui demander de s’appuyer sur ces engagements volontaires pour fermer la vanne à huile de palme.
  • Proposer un plan alternatif de reconversion pour la raffinerie de La Mède. Le dernier axe de notre stratégie est d’obtenir la révision du plan de reconversion de la raffinerie de La Mède car si Total la transforme en « bioraffinerie » d’huile de palme il sera très difficile de faire interdire par la suite les « biocarburants » à base d’huile de palme. Nous avons donc engagé un dialogue avec les syndicats et les élus locaux : nous avons déjà identifié des alliés qui ont conscience que le plan de Total n’est pas viable écologiquement et écologiquement.

En 2018, nous souhaitons donc constituer un dossier pour contester au tribunal l’autorisation d’exploitation de cette bioraffinerie, mener un travail d’enquête auprès des fournisseurs potentiels de Total et soutenir un dialogue territorial, avec l’ensemble des acteurs, pour proposer un plan alternatif.

Lieu

L’essentiel de la campagne aura lieu en France, avec une part de plaidoyer à Bruxelles. Dès que nous aurons accès à la liste des potentiels fournisseurs d’huile de palme de Total, nous nous appuierons sur nos collègues indonésiens et malaysiens pour réaliser des enquêtes de terrain.

Montant demandé

30 000 €

Utilisation prévue de ce montant

Matériel d’action et de visibilité, frais d’avocat pour le recours juridique, publication de rapport d’enquête, organisation d’un atelier pour la reconversion de La Mède.



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