BLOOM

La pêche électrique en Europe – Nouvelle arme de destruction massive

À propos de l’association

BLOOM est entièrement dévouée aux océans et à ceux qui en vivent. Notre mission est d’œuvrer pour le bien commun en créant un pacte durable entre l’homme et la mer. Nos objectifs sont de protéger l’océan et les espèces marines tout en maximisant les emplois durables dans la pêche et l’aquaculture. Nos priorités sont de mettre fin aux méthodes de pêche destructrice et à l’expansion de la pression de pêche dans le monde, de protéger le milieu marin et d’en préserver sa résilience tout en cherchant à favoriser la pêche artisanale utilisant des méthodes douces pour l’environnement et fortement génératrices d’emplois.

Résumé du projet

La pêche électrique est une technique qui consiste à envoyer des décharges dans le sédiment afin de capturer plus facilement les poissons plats qui y vivent enfouis. Cette technique est interdite depuis 1998 par la Commission européenne, mais a fait l’objet de dérogations « à titre expérimental » en Mer du Nord depuis 2006. Aujourd’hui, près de cent bateaux, majoritairement néerlandais, sont équipés de cette technique. Ne pouvant plus obtenir de dérogations supplémentaires, les Néerlandais ont commencé à racheter les bateaux de leurs voisins (Belgique, Allemagne et Royaume-Uni) pour accélérer le développement de cette technique. Les Français ne sont pas exempts de pressions directes puisque les géants néerlandais (Cornelis Vrolijk et Parlevliet & Van der Plas) ont déjà fait main basse sur tout un pan de la flotte française (Euronor, Compagnie des Pêches de Saint Malo, CFTO).
Moins gourmand en énergie, mais qu’en est-il des êtres vivants ?
Si l’argument principal de promotion de cette technique est clairement économique (réduction de la consommation de carburant de 50%), les effets visibles de cette technique sont impressionnants : de nombreux pêcheurs, notamment français, critiquent déjà vivement cette méthode pour son hyper efficacité et ses impacts très violents sur la ressource. De nombreux poissons remontés dans les filets montrent des brûlures, des ecchymoses et des déformations du squelette consécutives à l’électrocution. Les effets à long terme sur les écosystèmes demeurent par ailleurs totalement inconnus et de nombreuses zones d’ombre demeurent quant aux effets répétés d’un courant électrique sur la reproduction, les œufs, les juvéniles, les espèces électro-sensibles (requins et raies) etc.

De plus, à l’heure où le bien-être animal est enfin un sujet de société, peut-on réellement envisager de promouvoir l’électrocution de la Nature pour pêcher du poisson ?
Une fenêtre d’opportunité en 2018 :
Les dérogations ont été attribuées pour 5 ans et la plupart d’entre elles expirent en 2019. La Commission européenne devra alors statuer sur l’avenir de la pêche électrique en Europe : son autorisation ou interdiction définitive. Le lobbying néerlandais promouvant cette technique étant très efficace (la Commission européenne a déjà rendu un avis positif au Parlement européen et au Conseil de l’Union), BLOOM craint que sans campagne d’opinion publique efficace, la première option (l’autorisation) ne soit retenue.

C’est pourquoi nous souhaitons mener une campagne contre cette technique, car elle ne doit pas
devenir la norme en Europe. Notre recherche scientifique indépendante et reconnue pour sa rigueur nous permettra d’informer le public des enjeux de cette technique, de sensibiliser l’opinion publique, et de convaincre les institutions européennes de l’abandonner.

Lieu

Nous agirons au niveau des institutions européennes et mènerons également des actions de sensibilisation en France et potentiellement dans d’autres pays.

Montant demandé

30 000 €

Utilisation prévue de ce montant

Financement d’une partie de la communication de la campagne et des déplacements, etc…